Egalité LGBT 2012
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Communiqué de presse,
L'Inter-LGBT avait rendez-vous de longue date avec la Secrétaire d’État à la Famille, Mme Claude Greff. Étant donné le contexte, il nous semblait important de faire un point sur le bilan de l'action du gouvernement concernant les familles homoparentales, de rappeler nos revendications dans le cadre de la campagne électorale et de revenir sur les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy, le président désormais candidat, concernant les sujets de l'ouverture du mariage aux couples de même sexe ou encore l'homoparentalité.
On apprendra dans cet entretien sur-réaliste que, non seulement la loi (et donc l'évolution des droits) ne saurait changer ou agir sur les mentalités mais aussi que les lois actuelles prévoient déjà beaucoup de choses pour sécuriser la situation des familles homoparentales.
« Mes amis me disent que... »
Il faut dire que, de manière générale, l'argumentation de la ministre est affligeante. Les différents sondages1, clairement en faveur des revendications de l'Inter-LGBT depuis près de 10 ans, sont remis en cause sur la base des témoignages des proches de la ministre. A l'instar des « amis homosexuels » de Monsieur Baroin2 (voire des « amis homosexuels » de Marine Le Pen ?) les « amis homosexuels » de Claude Greff ne seraient nullement intéressés par le mariage pour tous, ni par une reconnaissance des familles homoparentales. Les avis des « amis » des ministres feraient ils ou déferaient ils la loi dans notre pays ?
Bilan de la mandature : Claude Greff nous justifie... l'enterrement du projet de loi sur le statut du tiers
La ministre nous a affirmé que, selon elle, la réforme du statut du tiers, promis par Nicolas Sarkozy en 2007 et faisant suite aux recommandations de Dominique Versini, Défenseure des enfants, n'était pas nécessaire puisque ne répondant pas aux attentes des familles (et des enfants faudrait-il rajouter). Elle a notamment rappelé que la délégation d'autorité parentale était un dispositif aujourd'hui largement suffisant. D'ailleurs, les « amis homosexuels » de la ministre ne veulent pas d'autres mesures pour renforcer et sécuriser les liens entre les enfants et les parents sociaux au sein des familles homoparentales.
La ministre confirme et défend la position et la vision de Nicolas Sarkozy sur l'homoparentalité et le mariage
Sans surprise, la ministre a adopté une ligne claire de défense des positions de Nicolas Sarkozy, abandonnant le désir de dialogue émis lors de notre précédente rencontre, en décembre 2011. Pour elle, la société n'est pas prête et, nous dit-elle, la période électorale n'est pas propice à une réflexion et un (re)positionnement des candidat-e-s sur nos revendications, en particulier en matière d'égalité des droits pour les LGBT. On apprend qu'il serait malvenu d'exercer des « pressions » sur les candidat-e-s sur des questions aussi intimes, relevant du « domaine du privé » et aussi « clivantes » au sein de notre société. Nous y voyons un clin d'oeil au discours de Nicolas Sarkozy lors de son meeting de Marseille, rappelant qu'il ne fallait pas céder aux « modes du moment ». Une chose est sûre, ce ne sont pas les « amis homosexuels » de la ministre qui vont faire pression sur le candidat Sarkozy !
La loi ne servirait à rien...
La société n'est pas prête nous dit Claude Greff. N'ayant pas peur des contradictions elle témoigne de toutes les difficultés qu'éprouvent les enfants vivant dans des familles homoparentales, souffrant du regard des autres et de la société en général. Au lieu de proposer de reconnaître ces familles en leur reconnaissant une existence sociale, juridique, elle préfère nous dire qu'il faut d'abord lutter contre l'homophobie. Et de conclure cyniquement que la loi ne ferait de toute manière pas évoluer les mentalités.
Nous lui avons rappelé que le Pacs avait contribué à faire changer les représentations sur l'homosexualité notamment en permettant une visibilité et une reconnaissance sociale des couples de même sexe. Cette opposition systématique entre lutte contre l'homophobie et égalité des droits est un faux débat insupportable. Maintenir des inégalités entre les familles homoparentales et hétéroparentales ne fait que légitimer l'homophobie !
L'Inter-LGBT reste profondément inquiète des propos tenus par le candidat de l'UMP et son entourage, Claude Greff nous confirmant qu'elle conseillait Nicolas Sarkozy sur les questions liées à la famille pendant la campagne électorale. L'UMP fait preuve d'une plus grande fermeture qu'en 2007 sur les questions LGBT.
L'Inter-LGBT invite le candidat Nicolas Sarkozy à revoir ses positions pour une société plus juste, plus égalitaire. Nous mettons à sa disposition le site de campagne EgaliteLGBT2012.fr et l'invitons à entendre notre sollicitation et à se positionner clairement sur l'ensemble de nos revendications.
Pour mémoire, les revendications de l'Inter-LGBT dans le cadre de la campagne électorale : http://www.egalitelgbt2012.fr/les-thematiques/familles-parentalites.html
1 63% des français se déclarent favorables au mariage pour tous et à l'adoption par les couples de même sexe. Sondage IFOP Sondage réalisé par internet du 21 au 23 juin 2011.
2 déclaration de M Baroin sur RTL le 14 juin 2011 : http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/francois-baroin-le-ministre-n-a-pas-d-ami-gay-qui-veuille-se-marier-14-06-2011-1336604.php
International : Amnesty International en parle...

Position sur les droits des personnes du même sexe de se marier et de fonder une famille
Conformément à sa mission, les actions d’Amnesty International (AI) sur les droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) sont centrées sur certaines violations graves des droits humains et sur la protection de ces droits au niveau local, national et international.
AI estime que le mariage civil entre partenaires de même sexe met en jeu les droits humains fondamentaux. Le refus de la reconnaissance de l’égalité des droits civils aux couples constitués de partenaires de même sexe empêche beaucoup de personnes de bénéficier d’un ensemble de droits. Pour AI, le refus opposé à certaines personnes de pouvoir se marier et de fonder une famille en raison du genre de leur partenaire viole le droit à la non-discrimination, le droit à l’égalité devant la loi et le droit de se marier et de fonder une famille tels qu’énoncés par le droit international.
International : Amnesty International en parle...

Le Centre LGBT Paris IDF en parle ...
Mariage gay et ouverture du mariage aux couples de même sexe, ne sont pas synonymes « Le mariage gay fait son chemin à l’Elysée » !
La Une racoloseuse de Libération peut faire illusion un instant, à condition de se limiter à la lecture du titre.
Selon le quotidien – édition en ligne- le candidat Nicolas Sarkozy songerait à inclure l’union civile des homosexuels – des lesbiennes aussi ?- dans son programme de campagne.
Et le quotidien de donner dans la prophétie en confiant à ses lecteurs « qu’il ne fait plus de doute que sa décision est prise et qu’il va y aller… ».
Fort, bien, mais aller où ? Vers l’égalité des droits ? Pas vraiment à priori, car on comprend très vite, que le mariage gay en question n’est que l’Union civile déjà promise dés 2007.
Certes, ce statut ne serait pas très différent du mariage en matière de droits sociaux, successoraux, fiscaux et sociaux, mais il serait réservé aux seules personnes homosexuelles, comme s’il s’agissait d’une catégorie devant être classée à part, de la population française.
Même si certains utilisent ou ont utilisé maladroitement le terme de « mariage gay », nous l’avons pourtant déjà dit haut et fort, nous voulons l’égalité des droits.
Le Centre LGBT Paris IDF, comme la plupart des associations LGBT et en particulier l’Inter-LGBT, demandent que tous les statuts disponibles pour les couples (concubinage, PacS et mariage) soient ouverts à toutes et tous, indifféremment de leur orientation sexuelle.
C’est précisément à cette égalité des droits que les candidats de gauche se sont déjà engagés, alors, ne s’agit-il de la part de M. Sarkozy que d’une manœuvre électoraliste, aimablement relayée par Libération ?
M. Sarkozy peut toujours nous démontrer le contraire et quitte à se mettre à dos, une bonne partie de son électorat, comme des membres de son parti qui s’illustrent fréquemment par leurs propos homophobes, proposer dans son programme, non pas le mariage gay mais l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Dans le cas contraire, nous continuerons de nous battre pour l’égalité des droits jusqu’à son accomplissement.
Centre LGBT Paris-IdF
Couples-Conjugalités: LA LGP ET LE FORUM GAY ET LESBIEN DE LYON EN PARLENT...
François Bayrou, par exemple, a évolué depuis 2007 sur la question de la gestation pour autrui, même s'il est toujours opposé à l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. L'Association des Parents Gays et Lesbiens (APGL) a salué les propositions de Jean-Luc Mélenchon sur la problématique de l'homoparentalité. François Hollande s'est également montré moins frileux sur ces questions que ne l'avait été Ségolène Royal en 2007, même si nous sommes critiques sur son calendrier politique : car, à nos yeux, cette réforme sociétale devrait intervenir dans les cent premiers jours de son mandat et non au printemps 2013 comme il le propose. En revanche, Nicolas Sarkozy a redit en février, dans un entretien au Figaro Magazine et lors de son meeting à Marseille, son opposition à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe et il n'a pas encore proposé d'avancées concrètes sur les autres thématiques qui nous préoccupent. Là où les candidats demeurent à la traîne, c'est encore et toujours sur les questions trans.
Education - Ecole : Le GLUP en parle...
Le GLUP est présent au sein de différentes universités (comme Paris 3, Paris 4 Paris 6, Paris 7 ou encore Paris 8), et s'investit particulièrement dans la prévention en partenariat avec les différentes médecines préventives de ces universités.
Notre association ayant à cœur d'informer les étudiants des risques liés à la sexualité et à l'homophobie, et à aider les étudiants à prendre soin d'eux ainsi que de répondre à leurs questions. C'est pourquoi nous tenons des stand de prévention et cela est possible grâce aux formations du Kiosque Info Sida.
Malheureusement, il n'est pas évident d'ouvrir les portes de toutes les facs alors, si tu veux nous aider à tenir des stands dans ta fac envoie un mail à prevention@assoglup.com !
GLUP (Groupe LGBT des Universités de Paris)
www.assoglup.com
Travail/Emploi : l'Autre Cercle en parle...
L’Autre Cercle et l’Institut Randstad pour l’Egalité des Chances et le Développement durable inaugurent cette semaine la version numérique du Quick-scan.
Le passage au numérique est une nouvelle étape qui rend accessible à tous les employeurs – entreprises comme organismes publics – cet outil de diagnostic rapide (« quick scan ») et gratuit de leurs process RH à l’égard de la population LGBT.
Appuyé sur des autodiagnostics et se présentant sous la forme d’un questionnaire numérique, le Quick-scan a été élaboré par l’Autre Cercle et l’Institut Randstad en appui sur une étude menée l’année dernière auprès de 26 organismes publics et privés, français et internationaux.
Lire notre communiqué de presse
Quick-scan 2.0 - Le 1er outil de diagnostic pour permettre à l’employeur de mesurer s’il est gay-friendly dans sa politique RH
Discrimination/violence: Le CAELIF en parle...

Le Caélif lance sa campagne annuelle de lutte contre l’homophobie
à l’occasion de la Saint-Valentin : « Vote à cœur ouvert ! »
La Saint-Valentin est la fête de l’amour et de l’amitié, deux sentiments universels. Pourtant, l’amour que peuvent se porter deux femmes ou deux hommes est encore trop souvent nié, caché ou déprécié. Fautes de modèles positifs, les jeunes homo- et bisexuels ont souvent des difficultés à s’accepter, ce qui peut parfois mener à des conséquences dramatiques.
C’est pourquoi le Caélif (Collectif des Associations Étudiantes LGBT d’Île-de-France) lance comme chaque année un campagne d’affichage, afin de faire progresser la tolérance et de sensibiliser les étudiants (et même au-delà) à l’homophobie.
Santé LGBT : SERONET en parle...
NICOLAS GOUGAIN : "L'OPINION EST CLAIREMENT EN ACCORD AVEC NOS DEMANDES"
PAR MATHIEU BRANCOURT - POSTÉ LE 07 AVRIL 2012
Le grand événement Egalité LGBT 2012, le 31 mars dernier, a été un succès, un tournant dans la campagne présidentielle 2012 sur les questions concernant les LGBT. A quelques jours du premier tour de la présidentielle, Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT, un des organisateurs de l'événement, revient sur la place des revendications LGBT dans la campagne 2012... et parle d'avenir.
Couples - Conjugalités : Homoboulot et Flag! en parlent ...

Nos enfants ont autant besoin de nous que les vôtres !
Le fait de refuser un congé naissance en se retranchant derrière le règlement intérieur, alors que ce même congé était une coutume depuis 10 ans pour les couples homoparentaux dans la police, est tout simplement un acte volontaire de discrimination non seulement pour la victime mais également envers les futurs parents qui face à leurs collègues se sentiront inégaux.
Déjà au Ministère des Finances, l'association COMIN-G a soutenu sans succès une fonctionnaire lesbienne qui c'est vue refuser un congé pour naissance au prétexte qu'elle n'est pas « le père ». Le tribunal administratif a confirmé que l'administration ne reconnaît pas le « parent social ».
Des entreprises ont déjà franchi le cap du débat. Chez SFR, l’association HomoSFèRe avait porté en novembre 2011 la revendication du congé de « paternité » (qui serait mieux nommé « de parentalité ») devant la Commission Egalité professionnelle Femme/Homme. Depuis, très récemment, l’association a fait part de l’accueil très favorable qu’a reçu cette revendication lors d’une rencontre avec la DGRH de SFR. D’autres entreprises, telles que la société Eau de Paris et SAFT, par exemple, ont déjà accordé le congé de « paternité » aux lesbiennes.
Après le constat que cette discrimination est largement pratiquée dans nos administrations et entreprises, le collectif Homoboulot et l’association FLAG ! appellent les services Ressources Humaines et les partenaires sociaux à mettre le sujet sur la table des négociations.
Dès 2007 le président de la HALDE a adressé un courrier au Premier ministre concernant les disparités dans les conditions d'attribution des prestations sociales, en lien avec l'éducation des enfants, aux couples de même sexe. Il réclamait une harmonisation des droits accordés afin que le congé paternité, accordé dans l'intérêt de l'enfant et de la famille puisse également bénéficier aux couples de même sexe sans lien avec la notion de "père" au sens biologique du terme, dès lors que le demandeur remplit les autres conditions liées à l'attribution de ce congé.
Le collectif HOMOBOULOT et FLAG ! saisissent le Défenseurs des Droits afin qu'il ré affirme que cette injustice doit disparaître en faveur de l’égalité pour tous.
Cette alerte repose également sur la nécessité d’adapter le code du travail compte tenu de l’évolution des sphères familiales (famille homoparentale, couples recomposés, etc.).
Nous interpellons également Monsieur Xavier BERTRAND, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, Monsieur François SAUVADET, Ministre de la Fonction Publique, Madame Roselyne BACHELOT, Ministre des solidarités et de la cohésion sociale ainsi que les organisations syndicales pour que ce sujet s’intègre pleinement dans les négociations salariales sur l’égalité professionnelle.
Enfin, nous appelons les candidats à la présidentielle à répondre sérieusement aux préoccupations des salariés et des agents publics en intégrant dans leur projet de campagne la reconnaissance des couples homoparentaux afin qu'ils bénéficient des mêmes droits.
Les entreprises et administrations ont plus que jamais le devoir d’apporter une vraie réponse à l’égalité des droits au travail.
Familles/Parentalités : la LGP et le Forum Gay et Lesbien de LYON en parlent...

2012 : Egalité des familles, Egalité des enfants.
Les familles homoparentales n’existent pas légalement en France. Pour s’en convaincre, il suffit de se souvenir de l’abandon en rase campagne de la dernière tentative visant à faire cesser, même très imparfaitement, la discrimination dont sont victimes ces familles : le Projet Morano portant sur le statut du « tiers ». La réforme de la délégation de l’autorité parentale était vraiment urgente. Elle aurait permis de réduire la fragilité et la précarité dans laquelle sont plongés les enfants des familles homoparentales.
ENTOURAGE LGBT en parle, nos allié-e-s en parlent...
Projet Entourage LGBTDes vidéos de soutien...
Site : projet-entourage.org
Facebook : Projet-Entourage-LGBT
Twitter : ProjetEntourage
1 - Appel commun Juif Chrétien Musulman - égalité droits familiaux LGBT
Appel commun Juif / Chrétien / Musulman - auprès des hétéros pour soutenir l'égalité des droits du mariage et familiaux des LGBT ( lesbiennne gay bi trans )
Associations –
Beït Haverim
David et Jonathan
HM2F
2 - Zach Wahls , Élevé par deux Mamans, participation exceptionnelle
Elevé dans une famille homoparentale, Zach Wahls devenu aux USA le symbole de la lutte pour l'égalité, prend part au débat français sur l'homoparentalité, avec une magnifique définition de la Famille
3 - Des Futurs Mariés Pour l'Egalité
Un montage de témoignages de la part de futurs mariés qui soutiennent l'égalité des droits & la liberté du Mariage pour tous, quelque soit son orientation sexuelle.
Ces extraits sont issus du volet "Futurs Mariés Pour l'Egalité" dans le cadre du Projet Entourage LGBT (www.projet-entourage.org)
4- une Maman de l'association Contact pour le Projet Entourage LGBT
Une Maman membre de l'association Contact et mère de deux enfants gay et lesbien. Cette maman nous apporte un témoignage sur son expérience de mère, sur l'amour qu'elle porte à ses enfants et ses espérances quant au futur gouvernement et la proclamation de l'égalité sans concession de l'accès au mariage, à la parentalité et à l'adoption pour tous les français.
5- Soutien anonyme
Témoignage de soutien et d'appel au soutien pour l'égalité des droits du mariage et la reconnaissance des familles homoparentales.
Un témoignage anonyme car cette jeune femme hétéro et future maman habite dans un pays dans lequel l'homosexualité n'est pas légale.
Nous qui vivons en France, nous qui pouvons parler à visage découvert, apportons notre soutien à nos proches homosexuels et plus généralement aux LGBT, pour que notre pays reconnaisse à tous ses citoyens le droit à une famille et le droit au mariage.
Discrimination/violence : LA LGP ET LE FORUM GAY ET LESBIEN DE LYON EN PARLENT...

En 2012, l’Egalité réelle n’attend plus.
La mise en œuvre d’une politique de lutte contre l’homophobie en milieu scolaire, inscrite dans le temps, ne peut pas reposer sur des effets d’annonces à durée limitée. Elle doit s’intégrer dans un schéma existant et pérenne, permettant à tous les membres de la communauté éducative d’en être les acteurs. Le bilan du gouvernement actuel laisse planer de nombreux doutes sur la réelle volonté, affichée au départ du quinquennat, de mener une vrai politique de lutte contre l’homophobie.
On peut bien entendu se réjouir de la réouverture de la ligne azur et de l’obtention d’agrément pour certaines associations de lutte contre l’homophobie. Mais est-ce suffisant pour mener une politique à la hauteur des problématiques récurrentes rencontrées par les LGBT dans notre société ? L’enjeu va bien au-delà d’une simple intervention en classe qui va rappeler aux élèves qu’il est encore difficile de vivre pleinement son homosexualité dans notre société, que la loi punie les insultes homophobes …
Couples/Conjugalite: la LGP et le Forum Gay et Lesbien de LYON en parlent...

Droit au séjour, Droit d’Asile : en 2012, ne transigeons pas ! Protégeons les Lesbiennes, Gays, Bi et Trans.
Depuis 2006, la France a connu huit lois sur le droit des étrangers. Ces lois sont terribles, iniques et discriminatoires. Elles remettent en cause nos principes républicains.
Le Centre LGBT Paris IDF en parle ...
La Cour Européenne des Droits de l’Homme a précisé son interprétation de l’article 10 de la Convention des Droits Humains
www.centrelgbtparis.org
Santé LGBT : AIDES en parle...

Eva Joly : "Pour nous, écologistes, une maladie n’est jamais une affaire individuelle"
Ces derniers mois, différentes mesures législatives ont été prises concernant la situation des personnes étrangères et tout spécialement celles qui sont malades, qu’elles soient ou non en situation irrégulière. L’Aide médicale d’Etat ( ...
Jean-Luc Mélenchon : "Il faut arrêter de voir la santé comme un coût" (1/3)
En 2011, différentes mesures législatives ont été prises concernant la situation des personnes étrangères et tout spécialement celles qui sont malades qu’elles soient ou non en situation irrégulière. L’Aide médicale d’Etat ( AME ...
Jean-Luc Mélenchon : "La lutte contre le sida est politique !" (2/3)
Nicolas Sarkozy s’est engagé lors de sa première campagne présidentielle à augmenter de 25% sur la législature le montant de l’ allocation aux adultes handicapés . Il y a eu plusieurs augmentations, malgré tout les personnes qui en sont b ...
Jean-Luc Mélenchon : "Il est temps que la richesse produite aille à l’Humain d’abord" (3/3)
Des organisations non gouvernementales réclament la création d’une taxe sur les transactions financières dite aussi "taxe Robin des Bois" dont le produit permettrait de financer la santé et le développement, la lutte contre la ...
Philippe Poutou : "Non la santé ne doit pas être une marchandise !" (1/2)
Il y a plusieurs mois, différentes mesures législatives ont été prises concernant la situation des personnes étrangères et tout spécialement celles qui sont malades, qu’elles soient ou non en situation irrégulière. L’Aide médical ...
Philippe Poutou : " Le VIH est une maladie politique" (2/2)
Des organisations non gouvernementales réclament la création d’une taxe sur les transactions financières dites aussi "taxe Robin des Bois" dont le produit permettrait de financer la sante et le développement, la lutte contre la ...
Corinne Lepage : "En tant que candidate à l'élection présidentielle je me sens séro-concernée"
En 2011, différentes mesures législatives ont été prises concernant la situation des personnes étrangères et tout spécialement celles qui sont malades qu’elles soient ou non en situation irrégulière. L’Aide médicale d’Etat ( ...
- Un renvoi vers le dossier La santé en campagne de Seronet : http://www.seronet.info/category/mots-cles/sante-en-campagne-2012
Travail - Emploi : Rainbow BanquAss en parle...
La loi n’empêche pas les discriminations et les salariés ne sont pas à l’abri d’en être victimes. Les cas grave d’homophobie n’épargnent pas nos secteurs.
Le « travail » est un milieu particulièrement difficile, où la vie quotidienne des LGBT est souvent pénible.
L’invisibilité, « auto imposée » par la peur d’être discriminé, empêche les victimes de se faire connaître auprès de l’administration, des entreprises et des syndicats.
Le risque de mise au placard et d’une moindre évolution professionnelle pousse à l’autocensure les personnels LGBT.
Le concept du plafond de verre, mis en évidence pour les femmes en matière de progression de carrière, est aussi valable pour les LGBT. Il s’agit d’un ensemble de barrières invisibles, créées à la fois par les préjugés et stéréotypes et par le mode de fonctionnement des organisations.
Santé LGBT : TRT-5 en parlent...
Communiqué de presse – Paris, le 5 mars 201210 ans apres la loi sur la suspension de peine, les malades continuent de mourir en prison
10 ans après l’adoption de la loi qui institua la suspension de peine pour les personnes détenues atteintes de pathologies graves, nos associations, réunies au sein du groupe « Prisons » du collectif TRT-5, dénoncent les manquements à l’application de cette loi et leurs conséquences sur la santé des personnes concernées.
Le groupe des experts de la prise en charge du VIH est pourtant formel : « L’état de santé d’une personne séropositive incarcérée peut être considéré comme durablement incompatible avec la détention » affirme le rapport 2010 sur la prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH, dirigé par le Professeur Patrick Yeni. Ce constat s’explique notamment par les « difficultés de prise en charge somatique et psychique, celle-ci ne pouvant être équivalente au milieu libre » poursuit le rapport, qui constitue le document scientifique de référence sur le sujet en France.
Le 4 mars 2002, le Parlement adoptait la loi sur les droits des malades, texte fondateur de la démocratie sanitaire et de la participation des usagers aux politiques de santé. Cette loi institue, pour les personnes détenues, la possibilité de bénéficier d’un dispositif de suspension de peine lorsque le pronostic vital est engagé ou que l’état de santé est jugé durablement incompatible avec le maintien en détention.
Pour une personne séropositive au VIH – et a fortiori co-infectée par le virus de l’hépatite C – les soins nécessitent une prise en charge multidisciplinaire et coordonnée de haute qualité. Nos associations, comme tous les acteurs de terrain, savent que la surpopulation carcérale, le manque de professionnels de santé et les conditions de détention rendent extrêmement difficile le maintien d’un suivi médical garant de confidentialité, d’anonymat, de secret médical et d’observance.
Par ailleurs, et toujours selon les experts du groupe Yeni, de nombreux éléments font obstacle à l’application de cette mesure, notamment le fait que « la réalisation des expertises médicales se heurte parfois à une méconnaissance de l’organisation effective des soins en détention ou de la pathologie pour laquelle les experts ont à rendre un avis » et qu’il « manque une définition claire des conditions d’octroi ». Cette « absence de consensus entraîne des disparités de pratiques et une inégalité de traitement des demandes » (rapport du groupe d’experts, édition 2010, page 378).
Ces dysfonctionnements empêchent les personnes détenues de pouvoir effectivement bénéficier de leurs droits, en négation de la loi du 18 janvier 1994 qui instaure l’égalité dans l’accès aux soins entre milieu carcéral et milieu libre. Plusieurs cas de manquement à ces dispositions ont été répertoriés et dénoncés par les associations qui interviennent sur le terrain.
Lorsque l’on est séropositif au VIH et/ou au VHC, l’incarcération constitue aujourd’hui une perte de chance d’accéder à des soins de qualité.
A l’occasion de cet anniversaire, dont nous pourrions nous réjouir si ces 10 années avaient permis de faire progresser la situation, les associations signataires, réunies au sein du groupe « Prisons » du collectif interassociatif TRT-5, attendent des autorités judiciaires et sanitaires que soient mis en œuvre :
- une analyse des blocages administratifs dans les domaines pénitentiaires, médicaux (expertise médicale) et judiciaires (critères d’octroi des suspensions de peine) afin d’y mettre fin ;
- un travail avec le milieu associatif et les COREVIH pour proposer une nouvelle politique publique en matière de promotion de la santé, de coordination et de continuité des soins et de réduction des risques dans les lieux privatifs de liberté.
Contact
Caroline Gasiglia : 06 20 78 64 48
François Berdougo : 06 46 10 09 45
Créé en 1992, TRT-5 (Traitements et Recherche Thérapeutique 5) est un collectif interassociatif qui rassemble neuf associations de lutte contre le VIH/sida impliquées sur les questions thérapeutiques et de recherche (Actions Traitements, Act Up-Paris, Act Up-Sud Ouest, AIDES, ARCAT, Dessine-moi un mouton, Nova Dona, Sida Info Service et Solensi). TRT-5 a pour mission de faire valoir les besoins des personnes infectées par le VIH auprès des acteurs du système de recherche et de prise en charge médicale (pouvoirs publics, Agence nationale de recherches sur le sida – ANRS, Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé – AFSSaPS, laboratoires pharmaceutiques, etc.). Dans ce cadre, il peut constituer des groupes de travail sur des questions spécifiques, comme le milieu carcéral, et travailler en partenariat avec d’autres associations.
Le Centre LGBT ORLEANS en parle...

MANIFESTE POLITIQUE DU CENTRE LGBT ORLEANS, GAGL45 2012
Il s’inspire des législations au-delà de nos frontières et des travaux des associations ainsi que des travaux européens.
Familles/Parentalités : L'APGL en parle...
Débat Juridique et Politique
Samedi 11 février 2012, de 14h à 17h30
Couples: Les Enfants d’Arc-en-Ciel en parlent...
Ils portent tous deux à la main gauche une alliance qu’ils ont échangée un jour de printemps, dans la salle des mariages de la mairie du XXe arrondissement, à Paris. Ce jour-là, ils portaient de jolies cravates, leurs parents étaient assis au premier rang, et ils ont quitté les lieux sous une pluie de riz.« C’était très émouvant et très gai, mais ce n’était pas un mariage, précise Nicolas Martin. La mairie du XXe organise des cérémonies pour les couples qui ont signé un pacte civil de solidarité. Nous en avions demandé une. »
La vraie signature du pacs, elle, a eu lieu le 22 avril 2010 dans un tribunal d’instance parisien. Sur la photo prise ce jour-là, Nicolas Martin et Charly Bordiersont assis sur des chaises en plastique, dans un long couloir, à côté d’un extincteur rouge : ils attendent que la greffière leur fasse signer le contrat. « Evidemment, ce n’était pas vraiment la fête, soupire Charly Bordier. La greffière nous a raconté que certains couples, pour que ce soit moins sinistre, organisent des petites cérémonies improvisées dans son bureau. Avec gâteau ! »
Charly Bordier est cuisinier dans un restaurant traiteur parisien, Nicolas Martin est producteur de radio. Ils vivent ensemble depuis plusieurs années, mais ils souhaitaient faire reconnaître leur union. « On est comme tout le monde !, explique Nicolas Martin. On a envie de dire qu’on forme un couple solide, qu’il ne s’agit pas d’une « aventurette ». Un engagement, cela consolide ce que l’on ressent. C’est une façon de dire à la société tout entière : c’est avec Charly que je souhaite construire ma vie. »
Mais la France n’est pas l’Espagne, la Norvège, le Portugal, la Belgique, les Pays-Bas ou la Suède : dans l’Hexagone, les homosexuels ne peuvent pas se marier. Ce fut donc le pacs, mais un pacs fêté en grande pompe dans une église du XIIe siècle transformée en salle des fêtes. Cent vingt invités, un vin d’honneur dans une cave tourangelle et un énorme gâteau : « C’était le pacs le plus « hétéronormé » de l’histoire de la création !, s’amuse Nicolas. On nous a demandé un discours, on a bafouillé un peu, et finalement, on a simplement remercié tous ceux qui étaient là de nous accepter tels qu’on était. C’est ça, le droit à l’indifférence. »
Organiser une belle cérémonie, envoyer des dizaines de faire-part, réunir sa famille et ses proches : en célébrant leur union avec faste, Charly et Nicolas espéraient briser le silence gêné qui entoure parfois certains couples homosexuels. Charly se souvient avec amertume des conseils que lui avait un jour prodigués un proche. « Tu n’es pas obligé d’en parler : tu peux le vivre et présenter ton compagnon comme un copain. Tout le monde comprendra mais ce ne sera pas dit, c’est beaucoup plus simple. »
Charly et Nicolas avaient, eux, envie de le dire. Et en le disant, ils ont obligé leurs proches à en faire autant. « Mes parents, qui habitent à la campagne, en ont évidemment parlé autour d’eux, raconte Charly. Tout le canton était au courant : avec une cérémonie, on ne peut pas se taire. » La fête a cependant fait grincer quelques dents : en début de soirée, la grand-mère de Charly a refusé d’adresser la parole à Nicolas. Mais, elle a fini par lui dire qu’elle était désolée, que c’était dur pour elle et qu’elle le considérait comme son petit-fils.
Amantine Revol et Virginie Lemerle, elles aussi, ont envie de vivre à visage découvert. « Il ne s’agit pas de provoquer, il s’agit simplement de se comporter normalement, sans s’obliger forcément à être discrètes, explique Amantine. On ne fait pas de prosélytisme, et d’ailleurs, on n’a pas choisi d’être homosexuelles. Le seul choix qui s’offre à nous, c’est d’accepter, ou non, de le vivre. Ça n’a pas toujours été simple mais, Virginie et moi, nous avons choisi de le vivre pleinement et d’être heureuses. Et nous le sommes ! »
Amantine, qui est urbaniste, et Virginie, qui est capitaine de sapeurs-pompiers, vivent dans un petit village de 400 habitants, non loin d’Angers. Depuis qu’elles se sont installées à la campagne, elles n’ont jamais subi de remarques déplaisantes. Amantine est élue municipale et leur fille Malou est inscrite chez une assistante maternelle du village. « Il n’y a eu aucun problème, elle s’est montrée très accueillante, raconte Amantine. Elle nous a juste demandé comment nous voulions être appelées – maman ou autre chose – et ce que nous faisions pour la fête des mères. »
Lorsqu’elles se sont pacsées, il y a six ans, Amantine Revol et Virginie Lemerle ont, comme Charly Bordier et Nicolas Martin, choisi de célébrer leur union avec éclat : elles ont échangé leurs alliances lors d’une croisière sur la Loire avant de réunir plus d’une centaine d’amis et de proches dans un ancien moulin. « J’ai été élevée dans une famille traditionnelle, et j’aurais évidemment préféré le mariage, précise Virginie. Le greffe du tribunal, c’est plutôt pour les divorces ou les bêtises ! Nous avons opté pour le pacs par défaut, mais nous avons organisé une superfête, qui s’est terminée à 7 heures du matin ! »
Aujourd’hui, Amantine et Virginie aimeraient se marier. Pour de bon, cette fois. Parce que le mariage offre plus de droits que le pacs, parce qu’il permet de porter le même nom, et parce que sa portée symbolique est plus forte. « Certains disent que le mariage, c’est dépassé, mais pas pour nous !, sourit Amantine. Ça le sera peut-être dans quelques siècles, mais aujourd’hui, pour un homosexuel, ça ne peut pas être ringard : nous n’y avons pas encore droit ! Et puis, avoir envie de se marier après onze ans de vie commune, c’est chouette, non ? »
Anne Chemin Article paru dans l’édition du 25.06.11
Le Centre LGBT Paris IDF en parle ...
Ils ont dit Non !
Ce mardi 14 juin 2011, les députés avaient l’occasion de faire un pas vers l’égalité des droits des personnes homosexuelles en ouvrant le mariage aux couples de même sexe.
Le Conseil Constitutionnel avait considéré dans une décision récente qu’il est du ressort du législateur de faire évoluer la loi et cesser une discrimination. Les députés du groupe SRC ont donc déposé une proposition de loi en ce sens.
Tous les citoyens d’un pays sont en droit de bénéficier des mêmes droits et de s’acquitter des mêmes devoirs dans leurs engagements de couple ou de famille. Trois statuts sont disponibles aux projets de couples, ils doivent être accessibles à tous, sans distinction d’orientation sexuelle.
Une conception universaliste des Droits Humains commande que le droit de se marier avec une personne de son choix soit, selon la philosophe Hannah Arendt, l’un des droits politiques fondamentaux. Il ne peut y avoir de discrimination en matière de droits fondamentaux et donc l’institution du mariage civil, laïque et républicain doit s’ouvrir aux couples de même sexe. Rappelons, que cette institution a évolué dans l’histoire, d’abord avec l’ouverture de l’institution maritale aux non-catholiques en 1792, et l’autorisation des mariages mixtes en 1833.
Le droit à la différence exige que chacun soit respecté pour ce qu’il est, sans jugement de valeur ni classement hiérarchique et qu’à partir du moment où adulte et responsable, il fait le choix de s’engager dans un régime de responsabilité, ce choix soit incontestable.
Si la France fut, il y a 12 ans, en avance avec le PaCS, aujourd’hui, elle est clairement en retard, distancée par nombre de ses voisins européens et un peu partout dans le monde. (Pays-Bas, Belgique, Espagne, Portugal, Suède, Norvège, Royaume-Uni, Argentine, Canada, Afrique du Sud, Massachusetts, Californie, Mexico, …)
Les sondages sont explicites, les souhaits des gays et des lesbiennes comme de l’ensemble de la population vont clairement vers l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Et pourtant, nos députés se sont arc-boutés sur leurs valeurs passéistes et conservatrices et ont voté contre la proposition de loi SRC avec 293 voix contre et 222 pour.
A l’évidence, même s’il manifeste une extrême frilosité et n’agit pas efficacement contre les LGBTphobies, pas plus d’ailleurs que contre le sexisme ou le racisme, l’état français n’organise pas et ne cautionne pas l’homophobie. En effet, le code du travail comme le code pénal répriment certaines formes d’homophobie et de rares programmes de prévention et d’éducation sont adoptés ; il est donc hasardeux de parler d’homophobie d’état au sens propre, surtout si l’on pense aux pays dans lesquels les LGBT la subissent de plein fouet.
Pourtant, dans un contexte mondial où de moins en moins de pays tolèrent rejet, discrimination et violence pour des raisons liées au sexe et à l’orientation sexuelle ou identité de genre, la France s’illustre par sa résistance à franchir de nouvelles étapes en faveur de l’égalité des droits, dans le domaine des LGBT phobies, du sexisme comme du racisme.
Nous sommes peut-être à la frontière entre une homophobie culturelle nourrie par une hétéronormativité toute patriarcale et une homophobie d’état, c’est-à-dire où l’état joue un rôle actif en organisant les discriminations et les violences à l’encontre des personnes LGBT.
Nous ne baisserons pas les bras. La droite hostile à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe n’a pas été débordée par les rares progressistes de ses membres. Elle a jugé payant de donner des gages à la droite de son électorat.
Dans tous les cas, peu à peu, les idées avancent et les marges bougent, ce n’est plus qu’une histoire de temps, la France à l’instar de nombre de ses voisins, mettra en œuvre tôt ou tard, l’égalité des droits.
Le 25 juin, jour de la Marche des Fiertés parisienne, nous marcherons pour l’égalité des droits et en 2012 nous voterons en toute connaissance de cause, pour plus d’égalité, de justice et de liberté.
Centre LGBT Paris-IdF
Le Centre LGBT Paris IDF en parle ...
L’UNAF hostile aux familles homoparentales
L’UNAF (Union Nationale des Associations Familiales) invite les candidats à l’élection présidentielle à se positionner clairement sur la politique familiale qu’ils adopteraient s’ils étaient élus.
Le questionnaire de L’UNAF porte sur différents sujets économiques et sociaux liés à la vie des familles, mais, nous nous étonnons qu’à cette occasion, l’association en profite pour s’opposer à “l’assistance médicale à la procréation pour des motifs autres que médicaux” et pour se prononcer « contre l’extension des droits attachés au Pacs ».
Ces positions nous interpellent tant elles nous semblent homophobes.
Nous rappelons que de nombreux pays européens ont déjà ouvert l’AMP aux couples de lesbiennes et /ou aux femmes célibataires et que le PaCS étant le seul statut accessible aux couples de même sexe pour l’instant, il nous apparait légitime de demander son amélioration.
L’UNAF qui représente les familles et leurs intérêts serait t’elle hostile aux familles homoparentales ?
Ces familles existent dans une proportion non négligeable et rien ne justifie de les discriminer.
Centre LGBT Paris-IdF
Discrimination/violence : l'Inter-LGBT en parle...
Paris, le 8 mars 2012, Communiqué de presse,
Cette année encore l'Inter-LGBT appelle à participer aux manifestations organisées le 8 mars dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Cette année, à Paris, la manifestation aura lieu au départ de la place de la Nation, à 18h30.
En ce 8 mars 2012, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous rappelons que les inégalités femme/homme, le sexisme et l’hétérosexisme persistent dans de très nombreux pays y compris la France. Toutefois, ces combats sont quotidiens et ne sauraient se réduire à une seule journée par an. L’Inter-LGBT tient à réaffirmer toute sa détermination à faire reculer toutes les discriminations, mettre fin aux inégalités en droit et permettre à toute personne de vivre librement et dignement où qu’elle soit.
Couples: Les Enfants d’Arc-en-Ciel en parlent...
Le Centre LGBT Paris IDF en parle ...
15 novembre 99, adoption du Pacs, 12 ans pour rien !
Comment ne pas se dire en ce 15 novembre, jour anniversaire de l’adoption du Pacs en France, qu’en matière de droits LGBT, rien n’a véritablement changé en 12 ans ?
Le 15 novembre 1999, au bout d’une longue et âpre bataille législative, le vote du Pacs était arraché dans l’hémicycle ; nous n’oublierons pas les mémorables joutes oratoires des députés qui portaient le projet, pas plus que les lamentables propos et comportements homophobes d’autres députés et l’image de Christine Boutin brandissant et citant la bible pendant des heures, restera à jamais fixée dans nos mémoires.
Et pourtant… Ce Pacs ne fait plus polémique, bien au contraire, il convient à beaucoup de couples, et ce, quelle que soit leur orientation sexuelle.
Il y a fort à parier qu’il en sera de même avec l’adoption de l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, quelques années plus tard.
Il ne sert à rien d’aller contre l’histoire et ses avancées lorsqu’elles sont aussi souhaitables qu’inéluctables.
Pourtant, en 12 ans, à part coller rustine sur rustine sur ce statut qui n’en demandait pas tant, les personnes LGBT n’auront rien obtenu de plus.
Parce tous les projets de couple et niveaux d’engagement ne sont pas les mêmes, que les droits et obligations de chaque statut proposé doivent être différents, les personnes LGBT veulent, fonction de leur choix et philosophie de vie, pouvoir comme tout un chacun, opérer un choix entre des statuts bien distincts, concubinage, Pacs ou mariage.
Elles veulent également pouvoir sécuriser la situation de leurs familles et avoir le droit d’adopter conjointement ou / et l’enfant de leur conjoint.
Enfin, les lesbiennes, comme d’ailleurs toutes les femmes, mariées ou pas, doivent pouvoir bénéficier des traitements de fertilité (Assistance médicale à la procréation).
En Europe, 7 pays accordent déjà le mariage (Belgique, Iceland, Pays Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède) ; 8 accordent l’adoption conjointe et 11 l’adoption par le second parent.
Combien de temps encore, allons-nous devoir en France ne pas avoir de choix ?
Les institutions européennes engagent les états membres à cesser cette discrimination, aussi, demandons-nous au gouvernement de se rendre à l’évidence, d’admettre que ce n’est plus qu’une question de temps et que cette résistance au changement et au progrès est aussi ridicule que les incantations homophobes proférées dans l’hémicycle en 1999.
Etant donné la recrudescence d’agressions homophobes en France, il serait même salutaire et urgent de considérer enfin les personnes LGBT comme des citoyens à part entière. En effet, la loi a force d’exemple mais ce n’est qu’une première étape, il restera ensuite à entreprendre un phénoménal travail de prévention et d’éducation pour faire évoluer en profondeur les mentalités et apprendre aux français, petits et grands, à respecter les différences.
Centre LGBT Paris-IdF
Trans : ACCEPTESS-T en parle ...

Communiqué de presse du 19 mai 2011
Familles/Parentalités : les Enfants d'Arc en Ciel en parlent...
Les Enfants d'Arc En Ciel - L'Asso ! témoigne dans "mes parents sont homos" d'Andréa Rawlins.
A quelques mois des élections présidentielles, nos familles témoignent pour une société plus juste, une société égalitaire.
Alors que les partis s'affrontent parfois sur ce qu'ils pensent n'être qu'un simple débat d'idées, les familles, elles, existent bel et bien et protègent leurs enfants tant bien que mal avec le peu de moyens juridiques mis aujourd'hui à leur disposition.
Parce qu'aucun lien de filiation n'est établi entre l'enfant et son (ses) parent(s) dit(s) social(aux), les familles composent avec des délégations d'autorités parentales attribuées au petit bonheur la chance. Elles bricolent avec les tutelles testamentaires, en croisant les doigt pour que leur vie ne famille ne prenne pas une mauvaise tournure (hospitalisation ou décès du parent légal, séparation conflictuelle, accident grave de leur enfant en l'absence du parent légal...)
Marjolaine (responsable de l'Antenne Paris île de France des Enfants d'Arc en Ciel-l'Asso!) témoigne avec sa compagne et leur fille dans ce très beau documentaire réalisé par Andréa Rawlins pour l'agence CAPA.
Education - Ecole : Le MAG jeunes LGBT en parle...

Et bien non ! Les IMS ne sont pas une maladie sexuellement transmissible, c'est un sigle qui veut dire intervention en milieu scolaire. Mais qu'est-ce que c'est ?
Notre association intervient dans les classes de collège et de lycée pour sensibiliser les jeunes sur les thèmes de l'homophobie et du sexisme.
Depuis 2002, les membres de l'association ont décidé de mettre en place ce mode d'intervention pour prévenir contre l'homophobie quotidienne dont sont victimes nombre de jeunes homosexuels, bisexuels ou transsexuel.
Partant du constat que règne trop souvent dans les établissements scolaires un climat où l'homosexualité est l'objet de dérision ou de violence, le plus souvent par ignorance, le MAG participe par diverses actions à la lutte contre l'homophobie en milieu scolaire.
En effet, c'est par l'éducation que l'on arrive à faire évoluer les comportements. Lutter contre l'homophobie en milieu scolaire est donc pour nous une nécessité.
Face à cette réalité qui touche au plus près les bénévoles de l'association, qui sont eux-mêmes jeunes et souvent encore lycéens et étudiants, le MAG a souhaité agir dans le sens d'une lutte concrète et directe.

106, Rue de Montreuil – 75011 Paris
www.mag-paris.fr
Travail - Emploi : Le SNEG en parle...

« Entreprises » :
L’Etat doit intervenir auprès des banques et autres établissements financiers qui refusent des prêts financiers à des commerces ou à des sociétés au motif discriminant selon lequel l’entreprise est gérée par un(e) exploitante LGBT ou à destination du public LGBT. Il doit aussi intervenir auprès des sociétés d’assurance sur prêts qui refusent de garantir ces emprunts en invoquant les mêmes motifs, s’abritant derrière des considérations éthiques, de bonnes mœurs et autres prétextes. Il doit enfin intervenir auprès des sociétés et courtiers en assurances qui refusent d’assurer les entreprises dont l’activité est directement en lien avec l’orientation sexuelle de la clientèle, à l’exemple des bars, clubs, lieux de détente et de relation accueillant une clientèle LGBT.
L’Etat doit garantir la probité et l’intégrité de l’ensemble de ses agents de la fonction publique, lesquels doivent suivre les formations nécessaires en matière de discriminations à raison de l’orientation sexuelle pour les prémunir de toute homophobie administrative.
Rémi CALMON
Directeur Exécutif
Tél 01 44 59 81 01
Fax 01 44 59 81 03
Trans : Inter-Trans en parle...

L'INTER-TRANS ANNONCE LE DÉMARRAGE DU PROJET « CARTE DE LA TRANSPHOBIE » et attend vos témoignages :
« Ne laissez pas le silence légitimer la violence !!! »
Discrimination/violence : LA LGP ET LE FORUM GAY ET LESBIEN DE LYON EN PARLENT...

En 2012 ne transigeons pas avec l’Egalité.
Selon l’article premier de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous.
La laïcité est un idéal d’émancipation universel, un puissant levier pour lutter contre les discriminations, une référence obligatoire pour garantir la liberté de conscience et l’égalité de traitement de tous les citoyens. Au delà de son aspect strictement religieux initial, elle pose que chacun, présent dans l’espace public en tant que citoyen, et non comme représentant ou acteur d’un groupe particulier, a le droit au respect mutuel.
Travail - Emploi : Homoboulot en parle...

IMS-Entreprendre pour la Cité : « l’orientation sexuelle, un non sujet dans l’entreprise ? »
L’ORIENTATION SEXUELLE EST UN VRAI SUJET POUR LES ENTREPRISES
IMS-Entreprendre pour la cité a organisé ce jeudi 9 février un événement sur « l’orientation sexuelle : un non sujet dans l’entreprise ? »
Familles parentalités : Les Enfants d’Arc-en-Ciel en parlent...

On en parle, parce qu’on en parle pas encore assez, ou pas de manière constructive. Le premier « on », c’est Rania et Florian. Le second « on » caractérise un spectre très large de la population. Et même des ministres, tiens.
Avec nous en studio, Nathalie Mestre, présidente de l’association Les Enfants d’Arc-en-Ciel. Sa devise ? « Une famille homoparentale … une famille tout simplement ». L’association a pour premier objectif d’apporter un soutien – moral, politique, juridique (…) – aux familles homoparentales, de les faire se rencontrer aussi, afin qu’elles puissent échanger entre elles.
Les Enfants d’Arc-en-Ciel portent bien sûr des combats politiques, militants – mais peut-il en être autrement dans un pays où les droits LGBT en matière de parentalité sont inexistants ?
Couples-conjugalité : HM2F - homosexuel-les musulman-es de France en parle...
Paris, le 27 février 2012LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Remédier à l'incapacité de contracté un Pacs pour les homosexuels marié-es à l'étranger
Monsieur le président de la république, cher Nicolas Sarkozy,
Nous venons vers vous aujourd'hui afin d'attirer votre attention sur la discrimination dont nous sont victimes les couples de même sexe, marié-es à l'étranger, qui ne peuvent contracter de PACS en France en raison du fait qu'ils ne sont plus célibataires. Merci de remédier à cet imbroglio juridique en leur permettant de contracter un Pacs.
Santé LGBT : AIDES en parle...

24 Janvier 2012
Les récentes études scientifiques le démontrent : en généralisant l'accès au traitement à toutes les personnes séropositives, il est possible d'arrêter le sida. Certains experts parlent même d'un horizon de 10 à 30 ans . Mais si la fin du sida est aujourd'hui techniquement possible, elle exige un investissement financier à la hauteur de l'enjeu et une détermination politique sur le long cours. Or cet espoir cale devant une brutale réalité. Les avancées remarquables de ces dix dernières années sont de plus en plus mises à mal par le désengagement des pays riches au Sud, et des politiques sociales irresponsables en France. Pendant ce temps, l'épidémie continue de gagner des points sur la lutte.
C'est pourquoi, AIDES compte bien s'immiscer dans la campagne électorale 2012 pour interpeller les responsables politiques et leur poser cette question simple : « Serez-vous le candidat de la fin du sida ? » .
C’est dans cette perspective que AIDES a élaboré sa plate-forme de revendications. 10 mesures concrètes pour arrêter le sida en France et dans le monde, figurant dans le document en pièce jointe.
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Couples-Conjugalités: LA LGP ET LE FORUM GAY ET LESBIEN DE LYON EN PARLENT...


Pour l’Egalité en 2012: le mariage pour tous.
La France, pourtant berceau des droits de l’Homme, accuse un sérieux retard en matière d’égalité entre ses citoyens. Au regard de notre droit, les homosexuel-le-s demeurent des citoyen-e-s de seconde classe, toujours privé-e-s de nombreux droits fondamentaux. Cette discrimination envers les personnes homosexuelles et trans résulte d’une carence du droit civil français, qui ignore volontairement la réalité de toutes les formes d’union.
Cette homophobie d’Etat, soutenue par des pseudo-spécialistes, se fonde sur des arguments fallacieux. Des anthropologues, des psychanalystes et des philosophes, s’imposent en garants autoproclamés d’un « ordre symbolique fondateur de notre civilisation ».
Ces discours sont d’autant plus dangereux qu’ils nourrissent les argumentaires des hommes et femmes politiques les plus réactionnaires. Ils alimentent la haine de ceux qui se braquent contre l’égalité des droits et l’universalisme républicain.
Au-delà des aspects qui relèvent de la vie privée, c’est la question de l’égalité de traitement entre citoyen-ne-s qui est posée avec la question du mariage et de son ouverture aux couples de même sexe.
Trans : Inter-Trans en parle...

L'INTER-TRANS ANNONCE LE DÉMARRAGE DU PROJET « CARTE DE LA TRANSPHOBIE » et attend vos témoignages :
« Ne laissez pas le silence légitimer la violence !!! »
Travail - Emploi : Homoboulot en parle...

IMS-Entreprendre pour la Cité : « l’orientation sexuelle, un non sujet dans l’entreprise ? »
L’ORIENTATION SEXUELLE EST UN VRAI SUJET POUR LES ENTREPRISES
IMS-Entreprendre pour la cité a organisé ce jeudi 9 février un événement sur « l’orientation sexuelle : un non sujet dans l’entreprise ? »
Le collectif Homoboulot a participé au colloque de présentation du nouveau sujet « Diversité » porté par l’IMS au bénéfice des entreprises ; en intervenant lors d’une table ronde avec L’Autre Cercle et SOS Homophobie pour expliquer aux entreprises et administrations la nécessité d’intégrer une politique en faveur des personnels lesbiens, gays, bis et trans dans leur démarche diversité au même titre que le handicap, l’égalité professionnelle femme-homme ou encore les séniors.
La loi condamne mais n’empêche pas les discriminations voire les amplifie en ne mettant pas sur un pied d’égalité tous les couples. Pour autant, ce qui est réclamé par une grande majorité de LGBT c'est une sensibilisation des acteurs professionnels sur les sujets LGBT, un discours « inclusif » de l'entreprise qui ne les obligerait plus à se cacher.
Aujourd’hui, l’invisibilité, «auto imposée» de peur d’être discriminé, empêche les victimes de réagir, et le risque ressenti de mise au placard ou d’une moindre évolution professionnelle pousse à l’autocensure.
Comment être professionnellement reconnu et performant
si je fait tous les efforts possibles pour passer inaperçu ?
Comment prétendre à des responsabilités si j'ai l'image d'un salarié discret et sans relief ?
Formation et Prévention doivent être des objectifs phares car faire connaître la loi aide à briser les tabous et là où les droits des LGBT sont reconnus, l'environnement global se trouve amélioré.
Homoboulot invite l'entreprise à promouvoir la visibilité des LGBT en étudiant les implications des tabous et des stéréotypes dans ses processus RH, et à mettre en place des campagnes d'information interne et externe, ainsi que des formations, notamment à destination de l'encadrement.
Homoboulot invite l'entreprise à reconnaître les réseaux LGBT existants et à soutenir la création d'un réseau d'entreprise afin de se nourrir de son expertise. Des partenariats à succès peuvent être très facilement mis en place pour réaliser des actions ponctuelles, comme la mise en place d'une journée d'information le 17 mai, journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie ou d'une journée de prévention santé le 1er décembre, journée mondiale contre le sida.
A plus long terme, dans le cadre d'une démarche Diversité l'entreprise pourra mettre en évidence que les progrès acquis se traduisent dans la performance individuelle de tous les salariés mais également pour celle de l'entreprise.
Jérôme Beaugé, Porte-parole

Hypothétique droit de vote des personnes transgenres…
Des bulletins qui ne trouveront pas facilement leur urne !
En cette période électorale où la plupart des candidats se réclament des valeurs républicaines, appelant au vote de tous les citoyens voire en faisant un “devoir civique”, il n’est pas inutile de s’interroger sur la question du droit de vote de la population transgenre.
Officiellement citoyennes et citoyens au même titre que toute autre personne, l’exercice de ce droit républicain pourtant élémentaire ne va pas de soi pour les personnes transgenres. Sans papiers conforme à leur identité de genre pendant de nombreuses années, leur chemin vers le bureau de vote est semé d’incompréhensions, de discriminations, de transphobie plus ou moins violente, d’atteinte à la vie privée amplifiant un sentiment d’insécurité souvent réel. Non, rien n’est simple pour cette population lorsque l’État français « surfe » sur la non reconnaissance des discriminations liées à l’identité de genre et s’obstine à leur refuser le changement d’état civil s’il n’y pas eu preuve de stérilisation pour de soi-disantes “raisons thérapeutiques” !
Identité de genre : la république fait la sourde oreille !
Rappelons qu’une personne transgenre est une personne qui assume une identité de genre différente de celle qui lui a été assignée à la naissance par l’État à travers la mention du sexe sur le registre d’état civil. Cette population est diverse, comme l’est l’expression de l’identité de genre, mais dans la vie quotidienne, toutes les personnes qui la composent se trouvent confrontées aux mêmes discriminations, aux mêmes violences verbales, parfois physiques, à la même transphobie.
Sante LGBT: SAGE's en parle...
Association SAGE's
(Soutient Aux Gays Expérimentés)
12 rue Leberton
33000 Bordeaux
Bordeaux le 18 mars 2012
Madame, Monsieur,
Vous sollicitez nos suffrages à l'occasion de l'élection présidentielle d'avril prochain.
Notre association, SAGE's, attire votre attention sur la situation des séniors lgbt dans notre pays, république laïque dont vous aspirez à être le ou la Président-e.
Vous pensez sans doute que les droits des lgbt ont beaucoup avancé depuis quelques décennies. Vous avez raison, les progrès ont été considérables dans certains pays européens (Espagne, Portugal, Allemagne, ...) et plus genéralement occidentaux (Canada, Etats Unis...), surtout grâce aux luttes que les lgbt ont menées.
Mais, en France beaucoup de chemin reste à faire : reconnaissance des couples lgbt (le pacs est un leurre), homoparentalité, lutte contre l'homophobie et, en ce qui concerne SAGE's, prise en charge des lgbt vieillissant.
Le Centre LGBT Paris IDF en parle ...
Les gays et les lesbiennes boucs émissaires des parlementaires UMP, c’est reparti !
Année présidentielle oblige, l’Entente parlementaire crée en 2006 est remise au goût du jour par Messieurs Nesme, député de Saône-et-Loire, et de Legge, sénateur d’Ille-et-Vilaine.
Et cette fois, ce sont 82 députés UMP et Nouveau Centre confondus, qui déclarent solidairement et publiquement leur opposition au mariage et à l’adoption pour les personnes homosexuelles dans un « Manifeste pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère”.
Ces députés prétendent aussi que « … la République doit exclure toutes les formes de communautarisme ». Nous sommes bien d’accord, et bien loin de toute revendication communautaire, nous refusons le contrat d’union civil proposé dés 2007 par Nicolas Sarkozy mais jamais accordé, parce qu’il ne concerne que les seules personnes homosexuelles.
Nous voulons nous inscrire dans l’universel, aussi, revendiquons-nous l’ouverture du mariage aux couples de même sexe afin que chaque couple, indifféremment de son orientation sexuelle, puisse choisir le statut qui convient à son projet de vie.
Nous l’avons dit en fin de semaine dernière, à l’occasion de l’incident sur le « mariage gay » de Libération, et le redisons aujourd’hui, d’autant plus fort que l’Entente Parlementaire semble s’être quelque peu dégonflée depuis 2006, car alors elle était signée de 174 députés : les parlementaires conservateurs peuvent bien se réveiller, ils n’atteindront pas leurs scores d’antan, la société évolue, une majorité de français sont désormais favorables à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Si l’égalité des droits est un long chemin, nous ne sommes plus très loin d’aboutir et de rejoindre les pays progressistes qui ne se sont pas écroulés depuis que les gays et les lesbiennes peuvent s’y marier et adopter des enfants.
Non, nous ne serons pas les boucs émissaires de la politique française et souhaitons rassurer les députés de l’Entente parlementaire sur le fait que nous ne sommes en rien responsables de la perte du tripe AAA ni d’aucun autre cataclysme économique ou social auquel est confronté le pays.
Centre LGBT Paris-IdF
Réalisation du site: Yann Tanguy
